depuis Ajaccio, le serpent dâune route de montagne aux mille virages, de temps en temps un village solitaire oĂč lâon vit heureux et tout Ă coup, au sommet dâun col, en face sur le coteau, la respiration dâun poumon vert, une prĂ©sence, une Ă©nergie, le lĂ©ger balancement de ramures Ă©tirĂ©es vers le ciel, la chair vĂ©gĂ©tale frĂ©missante, un au-delĂ de la vigne, celle de Comte Abbatucci, vallĂ©e du Taravo u Taravu, Casalabriva, Corse.
La question de lâĂ©cosystĂšme, de la biodiversitĂ©, vocables vulgaires au regard de ce qui se passe lĂ , ne se pose mĂȘme pas, câest un lieu de civilisation naturellement immergĂ© dans la sauvagerie du maquis, un bon vouloir rĂ©ciproque consenti. Jean-Charles Abbatucci y veille et avant lui, son pĂšre Antoine fut de ceux qui pressentirent le pĂ©ril deâŠ
