En avançant, l’homme découvre souvent qu’il ne sait pas grandchose, qu’avant lui, hasard ou coïncidence, intuition ou sagesse, les anciens avaient déjà imaginé le goût du sol, façonné le dessin de la vigne, écouté le sens du vent, levé les yeux à l’affût du climat, de l’exposition, planté le cépage le plus adapté, pris un peu de champ pour le laisser vivre sa vie, goûté ses fruits pour les recueillir à leur pleine expression puis accompagné le vin sans brutalité ni dogme. Aujourd’hui, on appelle cela le respect du terroir. Hier c’était juste du bon sens. Certes, il y eut bien un temps où les hommes, emportés dans le vertige de leur savoir et de leurs techniques toutes neuves, en firent trop: trop de chimie, d’arrogance, de muscles. Trop de…
